Mérule à Paris : traitement, diagnostic et devis gratuit 2026

La mérule à Paris est un phénomène en forte progression depuis plusieurs années. Capitale historique aux immeubles centenaires, Paris offre au champignon Serpula lacrymans un terrain de développement particulièrement favorable. Entre les immeubles haussmanniens, les constructions anciennes du Marais et les caves humides des quartiers historiques, les conditions sont souvent réunies pour permettre l’installation insidieuse de ce champignon lignivore dévastateur.

Pourquoi Paris est-elle concernée par la mérule ?

Paris est une ville où le bâti ancien domine. Les immeubles construits entre le XVIIe et le XIXe siècle représentent une part considérable du parc immobilier. Ces constructions présentent des caractéristiques qui les rendent vulnérables à la mérule.

Un patrimoine bâti favorable au champignon

Les immeubles haussmanniens, emblématiques de la capitale, reposent sur une architecture où le bois joue un rôle structurel majeur. Les planchers sont constitués de solives en bois posées sur des murs en pierre de taille ou en moellons. Les charpentes, les escaliers, les huisseries et les lambris offrent au champignon une abondante source de cellulose.

Les murs en pierre, souvent dépourvus de coupure de capillarité, absorbent l’humidité du sol par remontées capillaires. Cette humidité migre vers les bois en contact avec la maçonnerie, créant les conditions idéales pour la germination des spores de mérule.

Un climat urbain propice

Le climat parisien, de type océanique dégradé, se caractérise par des hivers doux et humides et des étés modérés. Les températures intérieures des habitations parisiennes se situent généralement entre 18 et 22 degrés Celsius toute l’année, ce qui correspond exactement à la plage de développement optimale de la mérule. L’humidité relative est souvent élevée, en particulier dans les rez-de-chaussée, les entresols et les caves.

La problématique des copropriétés

La structure en copropriété de la plupart des immeubles parisiens ajoute une difficulté supplémentaire. La mérule ne connaît pas les limites de lots : elle peut se propager d’un appartement à l’autre en traversant les murs mitoyens et les planchers. Or, la gestion d’une infestation en copropriété nécessite la coordination de multiples propriétaires, ce qui ralentit souvent la prise de décision et donc le traitement.

Les arrondissements les plus touchés

Tous les arrondissements de Paris peuvent être concernés par la mérule, mais certains sont statistiquement plus exposés. Les arrondissements du centre historique (1er au 6e), où le bâti est le plus ancien, sont particulièrement vulnérables. Les 10e, 11e, 18e et 19e arrondissements, avec leur forte densité d’immeubles anciens parfois mal entretenus, sont également très touchés.

Les quartiers ayant connu des épisodes d’inondation ou situés à proximité de la Seine présentent un risque accru en raison de l’humidité résiduelle dans les murs et les fondations.

Comment détecter la mérule dans un immeuble parisien ?

La détection de la mérule dans les immeubles parisiens est particulièrement complexe. Le champignon se développe préférentiellement dans les espaces cachés : entre les lambourdes et le plancher, derrière les doublages de murs, dans les coffres de volets roulants, sous les baignoires et dans les caves.

Les signes qui doivent alerter les occupants sont les suivants : une odeur persistante de champignon dans certaines pièces, un bois qui se déforme ou se craquelle en petits cubes, des taches brunâtres sur les murs ou les plafonds, un plancher qui devient souple sous les pieds, ou encore la présence de filaments blancs cotonneux derrière les plinthes.

Réglementation et obligations à Paris

La loi Alur de 2014 impose la déclaration en mairie de toute présence avérée de mérule. À Paris, cette déclaration doit être faite auprès de la mairie de l’arrondissement concerné. Le préfet de la région Île-de-France peut délimiter des zones à risque sur la base de ces déclarations.

Dans le cadre d’une vente immobilière, le vendeur a l’obligation d’informer l’acquéreur de tout antécédent de mérule dans le bien, même si un traitement a été effectué. En copropriété, le syndic a l’obligation de veiller à l’entretien des parties communes et peut être tenu responsable en cas de négligence ayant favorisé le développement du champignon.

Le traitement de la mérule à Paris : spécificités

Le traitement de la mérule dans les immeubles parisiens présente des contraintes spécifiques liées au milieu urbain dense. L’accès au chantier est souvent limité, les travaux doivent respecter les règles de copropriété et les nuisances pour le voisinage doivent être maîtrisées.

Le traitement curatif comprend généralement plusieurs étapes : le diagnostic approfondi avec sondages et ouvertures exploratoires, la dépose des éléments contaminés, le bûchage des bois atteints, le traitement fongicide par injection et pulvérisation sur les maçonneries et les bois résiduels, la reconstitution des éléments porteurs et la résolution de la cause d’humidité.

Les professionnels intervenant à Paris doivent disposer des certifications requises (qualification CTB-A+ ou équivalent) et d’une garantie décennale couvrant les travaux de traitement.

Trouver un professionnel qualifié à Paris

Pour trouver un spécialiste du traitement de la mérule à Paris, plusieurs critères sont à vérifier : la certification professionnelle (CTB-A+, Qualibat mention RGE), l’expérience avérée dans le traitement des champignons lignivores en milieu urbain, la couverture par une assurance responsabilité civile professionnelle et une garantie décennale, ainsi que la capacité à fournir des références de chantiers similaires.

Il est recommandé de demander au minimum trois devis comparatifs avant de s’engager. Méfiez-vous des entreprises qui proposent un traitement sans diagnostic préalable approfondi ou qui promettent des prix anormalement bas.

Prévention de la mérule dans les logements parisiens

La prévention repose sur la maîtrise de l’humidité. Dans les immeubles parisiens, cela passe par l’entretien régulier de la toiture et des gouttières, la vérification et la réparation des canalisations, l’installation d’une ventilation adaptée (VMC dans les parties privatives, ventilation des caves et des parties communes), le traitement des remontées capillaires et la surveillance régulière des zones sensibles.

Lors de travaux de rénovation, il est essentiel de ne pas confiner les bois derrière des doublages étanches sans prévoir de ventilation, et de vérifier systématiquement l’état des bois avant de les recouvrir.

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